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COMPTE-RENDU DE L’ATELIER DEBAT : « QUOI DE NEUF AU COLLEGE ET LES PROPOSITIONS DE L’APMEP »

par Brigitte Dody
L’atelier a commencé par la présentation des nouveautés prévues pour l’année scolaire 2005 – 2006. (La plupart des informations présentées proviennent du site www.loi.ecole.gouv.fr)

Quelques précisions sur le brevet 2006 :

Voici le texte consultable sur le site de la loi d’orientation :

Mettre en place un nouveau brevet pour certifier le socle commun Dès mai 2006, un brevet valorisé, obligatoire et national

Le nouveau diplôme national du brevet valide la formation acquise à l’issue du collège, notamment par trois épreuves écrites nationales. Il atteste la maîtrise des connaissances et des compétences indispensables. Un seul diplôme remplace les trois séries existantes. Il prend en compte les résultats de l'éducation physique et sportive et, selon des choix propres aux élèves, les autres enseignements et activités d’approfondissement et de diversification. Il inclut une note de vie scolaire. Le nouveau brevet s’articule autour d’épreuves écrites terminales à caractère national et de contrôle continu prenant en compte les notes obtenues en classe de 3ème :

Le Brevet informatique et internet (B2i) est pris en compte dans l’attribution du diplôme national du brevet.

Des mentions sont attribuées aux lauréats qui se distinguent par la qualité de leurs résultats.

Des bourses au mérite, qui s'ajoutent aux aides à la scolarité sont attribuées, sous conditions de ressources et dans des conditions déterminées par décret, aux lauréats qui obtiennent une mention ou à d'autres élèves méritants.

La discussion a ensuite portée sur la nouvelle troisième.

La troisième unique et le nouveau brevet des collèges

Citons à ce propos un passage de la circulaire de rentrée qui a été publié depuis, dans le BO n° 18 du 5 mai 2005 (http://www.education.gouv.fr/bo/2005/18/MENE0500813C.htm) :

« Définie par l’arrêté du 2 juillet 2004 (B.O. n° 28 du 15 juillet 2004), la nouvelle classe de troisième qui se substitue aux diverses troisièmes actuelles doit être mise en place à partir de la rentrée 2005 ».

Ainsi, les troisièmes à option technologique les troisièmes technologiques disparaissent en lycée professionnel. Disparition également au collège des troisièmes préparatoires à la voie professionnelle et le « sort » des troisièmes d’insertion semble encore incertain ; certains établissements les prévoyant dans leur DGH, d’autres les supprimant. En ce qui concerne les troisièmes préparatoires à la voie professionnelle une précision est apportée dans la circulaire de rentrée. Celles-ci s’intégreraient dans la nouvelle structure mise en place avec le module de découverte professionnelle de 6 heures qui serait implanté le plus souvent en lycée professionnel. Cependant ce module ne sera pas nécessairement proposé dans tous les lycées professionnels et leur implantation en collège sera sans doute encore plus rare.

Il est apparu au cours de la discussion que cette troisième unique ne semble pas une proposition satisfaisante dans la mesure où elle ne nous permettra pas de résoudre un problème devenu très prégnant en collège, à savoir la gestion de l’hétérogénéité de nos classes. Au contraire cette nouvelle organisation risque de démotiver des élèves en difficulté qui pouvaient ne plus être en échec complet et retrouver un peu de confiance et de soutien dans des structures mieux adaptées. D’autre part, quel brevet pourra-t-on proposer pour le rendre accessible à tous les élèves, y compris ceux qui passaient jusqu’à présent un brevet adapté : brevet technologique ou brevet professionnel ? La commission collège de l’APMEP a formulé ses inquiétudes et son désaccord face à ces nouvelles dispositions dans un article paru dans le BGV n° 121 de mars 2005 (texte donné ci-après).

La deuxième partie du débat a porté sur cette gestion de l’hétérogénéité et les propositions de l’APMEP.

Proposition d’un enseignement par noyaux-thèmes intégré dans une structure différente du collège.

Une réflexion est menée au sein de l’APMEP pour essayer d’apporter des réponses aux difficultés actuellement rencontrées et proposer un enseignement mieux adapté à la diversité de nos élèves. Une des propositions en cours d’étude est celle d’un enseignement par noyaux-thèmes qui permettrait de définir une sorte de « socle commun » accessible à la grande majorité des élèves et abordé par l’étude de thèmes. Les thèmes étudiés donneraient la souplesse nécessaire pour aller plus loin dans certains cas, éviter de décourager les élèves en difficulté et donner du temps pour l’acquisition de ces fondamentaux et la mise en activité des élèves. Les noyaux pourraient être déclinés à partir de types de problèmes à résoudre. Un atelier débat a eu lieu aux journées d’Orléans et un compte-rendu est paru dans le BGV n° 121 de mars 2005 (texte donné ci-après). Les principes d’un enseignement par noyaux-thèmes y sont présentés avec plus de détails.

La mise en place d’un tel enseignement doit s’accompagner de structures plus souples prenant en compte l’hétérogénéité des élèves. Ainsi l’APMEP réfléchit à des parcours diversifiés possibles pour les élèves les plus en difficultés ou démotivés, parcours comportant des « passerelles » afin d’éviter toute filière et de permettre aux élèves de revenir sur leur choix à tout moment.

Le débat a porté sur ces propositions. Il est apparu que le travail sur les noyaux-thèmes devait être approfondi pour mieux juger de l’intérêt d’un tel enseignement et qu’il était nécessaire de réfléchir effectivement à d’autres structures pour le collège. Des propositions ont été faites dans le sens de parcours diversifiés sans création de classes « particulières », par exemple avec des modules et une structure plus souple que les classes traditionnelles. Le sujet des cycles a été évoqué rapidement. Il semble que le choix entre le maintien des trois cycles actuels ou le retour aux deux cycles sixième-cinquième et quatrième-troisième ne soit pas important. Ces changements dans les cycles n’ayant pas eu véritablement de répercussion dans l’enseignement des mathématiques au collège.

En conclusion il nous reste du travail, mais il apparaît indispensable de ne pas maintenir les « choses en l’état » et d’arriver à des propositions concrètes. Nous souhaitons un enseignement mieux adapté à la réalité du collège, offrant aux élèves une véritable formation scientifique et prenant davantage en compte leurs difficultés.

Articles du BGV n°121 cités en référence :

Premier article BGV n° 121

Second article BGV n° 121

 


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